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Aprés plusieurs longs mois d'attente le jeu d'action soit disant révolutionnaire de Namco décide enfin à pointer le bout de son nez. S'il est certain qu'il n'est finalement pas le Hit que l'on attendait, il apporte néanmoins une bouffer d'air frais dans la production actuelle des FPS qui tendent à devenir de plus en plus des clônes. Breakdown arrivera-t-il à trouver une place dans le marché des jeux d'action?
Un nouveau genre: le "FPF"
Aprés plusieurs trailers plus alléchants les uns que les autres, nous pouvons enfin contrôler ce cher Derrick Cole dans un jeu qui nous avez bien mis l'eau à la bouche.
Au départ, vous vous réveillez dans un centre de recherche scientifique, amnésique où vous rencontrerez une jolie demoiselle qui vous accompagnera durant pratiquement tout le long de l'aventure.
Il arrivera cependant que vos chemins se croisent pour une raison qui n'est autre que vous laissez seule face à vos ennemis car notre demoiselle est, mine de rien, assez efficace. Votre but est de vous enfuir de ce complexe scientifique tout en décrouvrant le pourquoi des expériences qui sévissaient dans ce complexe pour le moins douteuses dont vous faites aussi parti.
Si Metroid Prime s'est fait appelé "FPA" (First Person Adventure pour les ignorants) pour sa louche d'aventure dans un jeu à la premiére personne, Breakdown pourrait se faire désigner par le terme de "FPF" (First Person Fighter).
Vous l'aurez sans doute vite compris, Breakdown est ainsi un jeu de combat dans une vue à la premiére personne.
Aussi, si Breakdown nous plonge dans un univers tout ce qui a de plus classique, il peut se targuer d'avoir la vue subjective la plus convaincante de tous les jeux sortis à ce jour.
De ce fait, le début est impressionnant de réalisme: vous vous réveillez sur le lit, vous voyez vos pieds, puis, dans un élan de courage vous vous décidez à vous lever. Il suffit de baisser le joystick analogique pour vous rendre compte à quel point la vue subjective a été soignée: vous pouvez voir vos jambes et vos mains en regardant vers le bas! Impressionnant.
Vous trouverez bientôt une arme que vous ne tardez pas à prendre: avec une simple pression sur le bouton X, on voit la main de notre héros qui ramasse l'arme, la regarde sous tous les angles et ramasse le chargeur qui se fait comtempler de la même maniére et le voilà enfin prêt pour arpenter des couloirs gorgés d'ennemis.
Il n'y a pas de doute: le vue subjective vous immerge totalement dans le jeu et ce, dés le début.
Le plus surprenant reste les combats à mains nues où l'on voit les mains du héros ainsi qu'une bonne partie des bras et des jambes. Sans compter les nombreuses fois où l'on ramasse une cannette pour se déshaltérer (ce passage fait curieusement penser à un certain Shenmue) ou encore les phases de plate forme plutôt bien réalisées où l'on voit les mains du héros s'agripper sur les parois.
Il est indéniable que la vue subjective de Breakdown est des plus convaincante et nous plonge véritablement dans l'action mais quand est-il du jeu lui même?
Des Graphismes sommaires:
Techniquement, il est clair que Breakdown est loin d'atteindre la qualité des trailers qui circulaient sur le net. La finesse des graphismes des personnages semblent avoir disparue laissant apparaître une modélisation soignée mais affectée par des textures pauvres et un aliasing persistant.
Nous voilà donc sur un jeu qui ressemble fort aux tout premiers jeux de la PS2. Rien à voir donc avec la claque graphique que nous avait promis Namco.
Ainsi, non seulement les décors sont peu variés mais en plus la palette de couleurs utilisée est des plus limitée laissant les niveaux tous plus ternes les uns que les autres.
De ce fait, vous passerez durant la majeure partie du jeu à arpenter des couloirs sombres, grisâtres et moches si bien que vous vous demanderez plusieurs fois si vous n'êtes pas passé au même endroit.
Heureusement, les effets spéciaux ne sont pas en reste et utilisent convenablement les capacités de la X-Box. Une petite goutte de joie dans un océan de deception.
Oui car Breakdown surprend et déçoit en même temps. On nous annonçait un jeu d'action qui allait révolutionner le genre. On arrive à un jeu sympathique mais loin de venir chatouiller les ténors du genre.
Avec un peu plus de volonté (et de moyens), Breakdown aurait pu être un gros hit mais la redondance des décors et la pauvreté des graphismes sont en grande partie la cause de ce semi-échec. Dommage car Breakdown avait un énorme potentiel.
Une jouabilité surprenante:
En outre une vue subjective trés impressionnante voir déstabilisante, la jouabilité de Breakdown n'est pas vraiment instinctive.
En effet, les joysticks sont extrêmement sensibles: je vous conseille d'ailleurs de régler la sensibilité au minimum sous peine de jetter votre manette par la fenêtre de votre chambre (ou de votre salon au choix).
Pour saisir les objets, il faut laisser appuyer le bouton X, la gachette servira à s'en servir et le saut s'effectue grâce au bouton noir du paddle X-Box.
De même, le bouton X sert aussi à réaliser tout un tas d'action dont je vous laisse le plaisir de découvrir mais sachez simplement que certaines rappellent fortement un certain Shenmue avec ses QTE (Quick Time Events) ou permet encore de conduire des véhicules à la maniére d'un certain Halo.
De même, les phases de combats sont à la fois surprenantes et déstabilisantes. De ce fait, la caméra tournera à chaque fois que vous prenez un coup! On s'y croit vraiment! Bien entendu, un certain nombre de combos pourront être réalisés comme dans tout bon jeu de combat qui se respecte.
Bref, vous l'aurez compris Breakdown nous surprend avec sa jouabilité: une véritable bouffée d'air frais!
Mais on se rend compte au fil du jeu, que les armes sont vite bien moins efficaces que les poings. Vous pourrez utiliser toutes sortes de mitrailleuses, lance-roquettes, fusils...mais il est indéniable que la majeure partie des combats se fera à mains nues car bien plus plaisants et dynamiques.
Cependant, si le fait que notre héros prennent son chargeur pour le contempler nous amuse les premiéres fois, il n'en est pas de même durant tout le jeu. Il arrivera à vous faire shooter bêtement tout ça parce que notre ami Derrick Cole veut à tout prix regarder sous tout les angles son arme avant de l'utiliser.
Il ont ainsi transformé une idée sympathique en inconvénient pendant les phases de jeu. Dommage.
Néanmoins, cela n'entache pas la qualité des phases d'action qui restent vraiment jouissives.
Une mise en scéne à couper le souffle:
Sans vous dévoiler le scénario sachez simplement que notre ami n'est pas vraiment humain et découvre qu'il posséde d'étonnants pouvoirs dont je ne vous dévoilerais pas, ça ne ferait que gâcher l'effet de surprise.
Ce qui surprend dans ce titre, c'est la qualité de la mise en scéne. Franchement, je n'avais pas été aussi bien pris dans l'ambiance depuis le vétuste Half-Life sur PC!
Ainsi, les scénes (scriptées) sont fort bien pensées et riches en émotion mais malheureusement peu nombreuses.
La fille qui vous accompagne pendant une partie de l'aventure contribue fortement à vous plonger dans le jeu car, en plus de vous soutenir dans les scénes d'action, elle vous ordonne de vous baisser, de vous taire... lorsqu'il le faut. Trippant!
Ce personnage a un rôle vraiment important car elle vous aide sans nul doute à vous immerger complétement dans le jeu.
En Conclusion:
En définitive, je ne peux que vous conseiller fortement d'esseyer Breakdown tant il surprend par la qualité de sa mise en scéne, l'intensité de son immersion mais aussi la force de son originalité.
Si techniquement, Breakdown déçoit, il représente une expérience vidéoludique à ne manquer sous aucun prétexte. Personellement, j'ai pris réellement mon pied avec ce soft qui ne paie pourtant pas de mine au premier abord.
J'en suis sortis satisfait et déçu à la fois. Satisfait car l'ambiance est vraiment soignée et les phases d'action sont particuliérement prenantes, mais aussi déçu car Breakdown aurait pu être un de ces jeux qui traverse les diverses générations de consoles à l'instar d'un Doom, d'un Goldeneye ou d'un Metroid Prime qui nous ont offert une autre vision des FPS et qui atteignait une qualité pratiquement irréprochable.
Au lieu de ça, Breakdown innove tout en souffrant de lacunes suffisantes pour décourager les moins téméraires.
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| 15/20  |
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